POESIE Gilbert Desmée * nous a quittés.

Le monde la de la poésie et la Picardie viennent de perdre un grand poète et un humaniste  : le poète, écrivain, essayiste et pédagogue Gilbert Desmée n’est plus. Il est décédé, samedi dernier, dans l’Ohio, aux Etats-Unis où il séjournait en compagnie de son épouse, la plasticienne et poète Maria Desmée.

Gilbert Desmée était né le 29 janvier 1951 à Suresnes (Hauts-de-Seine). Comme le rappelle le site de la Maison des écrivains et de la littérature, il avait travaillé comme éducateur spécialisé et enseigné en école d’éducateurs. Il avait notamment participé à un groupe de recherche sur les écrits en situation professionnelle de 1996 à 1998. Chef de Service éducatif dans le secteur médicosocial, il était consultant.

Directeur de Publication de la revue de création Sapriphage de 1987 à 2001, depuis 1980, il animait des ateliers d’écriture des classes primaires jusqu’aux classes universitaires ; ses ateliers s’adressaient aussi parfois aux enseignants, aux bibliothécaires et aux éducateurs.

Au CR2L

En 1994, il partit aux Etats-Unis donner des conférences à Illinois University, dans un cycle sur le chaos : « Émile Snyder : l’écriture d’une épopée », « L’imaginaire dans nos sociétés contemporaines ».

Président de l’Association des Écrivains en Picardie, il présidait également la commission Vie Littéraire du Centre régional du Livre en Picardie (CR2L). Il était critique de recueils de poésie pour le site de www.encres-vagabondes.com

En 2011, à la suite des rencontres organisées par le CIJV, en avril à Amiens, entre écrivains allemands, belges et français sur le thème « Poètes et romanciers : Écrire le travail », il avait animé une résidence d’écrivains de septembre à octobre sur ce même thème.

Il était l’auteur d’une dizaine de recueils de poèmes publés chez de nombreux éditeurs (L’Arbre à Parole, éditions Rencontres, Corps Puce, etc.) et quatre essais dont Boris Lejeune, sa démarche, son œuvre sculptée, photographique et son écriture (essai), in Boris Lejeune, Visages antérieurs, Éd. La Différence, 2001.

Aparavant, résidant à Paris, Maria Desmée et lui avaient choisi de vivre à Roisel, dans la Somme, où son épouse possédait un atelier d’artiste.

Très actif dans les milieu littéraire et poétiques, il devait accueillir en novembre prochain le poète belge Werner Lambersy, à la bibliothèque de Framerville-Rainecourt, près de Rosières, dans le Santerre.

Il laissera le souvenir d’un grand poète, d’un humaniste éclairé. «  Il a vécu en poésie  », résume avec beaucoup de justesse le poète et écrivain picard Jean-Louis Rambour qui fut son ami.

( Courrier Picard du 09/09/14 )

R.I.P

 

amimots
amimots:

Fais toi belle, toi déjà belle en mon âme
d’un peu d’ombre à tes cheveux que la vie éclaire
mais garde ce voyage en ton corps, à mon corps incrédule, offert,
belle, ces désirs de vagues jusqu’au bout des rames

Sens le vent écarteler l’espace
les filets ramener les éclats d’argent
à leurs mailles l’écume passe
sens le vent qui bat comme bat le sang

Fais toi belle, toi encore belle à mon age
il n’est que soleil qui s’éteigne à l’horizon
grains de sable ou grains de sel la barque toujours voyage
mains tenant les rames ont trouvé la raison.

Photo: Elsa BERTRAND
Texte : Alain HOAREAU

Merci Alain 💙

amimots:

Fais toi belle, toi déjà belle en mon âme

d’un peu d’ombre à tes cheveux que la vie éclaire

mais garde ce voyage en ton corps, à mon corps incrédule, offert,

belle, ces désirs de vagues jusqu’au bout des rames

Sens le vent écarteler l’espace

les filets ramener les éclats d’argent

à leurs mailles l’écume passe

sens le vent qui bat comme bat le sang

Fais toi belle, toi encore belle à mon age

il n’est que soleil qui s’éteigne à l’horizon

grains de sable ou grains de sel la barque toujours voyage

mains tenant les rames ont trouvé la raison.

Photo: Elsa BERTRAND

Texte : Alain HOAREAU

Merci Alain 💙

amimots
amimots:

Je reviendrai, la mer à peine dessinée
enfant
te porter la rumeur des vagues d’à côté
disant
la courbe du soleil au bout des seins allée
rêvant
le vacarme et le silence des rues rougies
ces chants
où l’horizon jamais ne commence ses nuits
attentive passeur de ces voix attendues
dormant
comme on dort d’oublier les sommeils défendus
libre
Alain Hoareau

♥ Merci

amimots:

Je reviendrai, la mer à peine dessinée

enfant

te porter la rumeur des vagues d’à côté

disant

la courbe du soleil au bout des seins allée

rêvant

le vacarme et le silence des rues rougies

ces chants

où l’horizon jamais ne commence ses nuits

attentive passeur de ces voix attendues

dormant

comme on dort d’oublier les sommeils défendus

libre

Alain Hoareau

♥ Merci

amimots
amimots:

                   hier?
                 je ne sais plus, ou bien demain
                le sais-je encore?
                Viens, comme vient le temps!
                aux chants du monde, aux rires en surface
                et puis ce creux où tout s’inonde 
                secret 
                du rite des marées
                la vague qui soulève
                Ici, l’éternité se fonde
               la barque ignore le vide

Alain HOAREAU



Merci 💙

amimots:

                  hier?

                 je ne sais plus, ou bien demain

                le sais-je encore?

                Viens, comme vient le temps!

                aux chants du monde, aux rires en surface

                et puis ce creux où tout s’inonde 

                secret 

                du rite des marées

                la vague qui soulève

                Ici, l’éternité se fonde

               la barque ignore le vide

Alain HOAREAU

Merci 💙